Où est passé le Portugal ? Qu'est devenue la sélection flamboyante emmenée par Cristiano Ronaldo ? Elle s'est perdue sur la route des éliminatoires de la Coupe du monde 2010 semble-t-il. La formation désormais dirigée par Carlos Queiroz n'a pas encore passé la première et piétine sérieusement dans un groupe de qualification qui paraissait - et parait toujours - largement à sa portée. Mercredi soir à Braga, les demi-finalistes de la dernière Coupe du monde ont concédé un inquiétant nul face à la modeste Albanie (0-0). La thèse de l'accident ou du jour sans pourrait être retenue s'il n'y avait pas eu Portugal - Danemark (2-3) ou que les Lusitaniens avaient gagné samedi dernier en Suède (0-0).
Après quatre rencontres lors des éliminatoires, les Portugais n'en ont gagné qu'une (Malte, 0-4) et pointent au troisième rang du groupe 1. Heureusement pour la bande à Queiroz, personne n'a fait le plein, Danois et Hongrois ne comptent que deux longueurs d'avance (ndlr : le Danemark a joué un match de moins). S'il a grillé quelques jokers, le Portugal reste tant bien que mal dans le coup et n'en est pas encore à se demander s'il va manquer sa première grande phase finale depuis 1998. Il faudra cependant faire mieux que face aux Albanais de Lorik Cana. Regroupée devant le but, réduite à dix après l'expulsion de Teli (42e), la 83e nation mondiale au classement FIFA a résisté à la 10e. Hugo Almeida a trouvé le montant en seconde période. Mais pas la faille.
"J'espère que Queiroz aura du succès"
"Les joueurs sont frustrés et déçus. Nous ne nous attendions pas à faire match nul avec l'Albanie, après avoir été tenus en échec en Suède", a reconnu Carlos Queiroz. L'ancien adjoint de Sir Alex Ferguson à Manchester United essaie de comprendre ce qui n'a pas marché face à l'Albanie. "On ne sait pas ce qu'il faut faire de plus pour gagner. Nous avons eu beaucoup d'occasions de but mais nous avons sans doute manqué d'inspiration. Nous allons nous reprendre et glaner les points nécessaires pour aller au Mondial." Queiroz a intérêt à ce que le rebond arrive rapidement.
Successeur de Luiz Felipe Scolari à la tête de la sélection, Carlos Queiroz n'a pas encore fait oublier son prédécesseur, celui-là même qui avait permis la sélection lusitanienne d'atteindre la finale du Championnat d'Europe 2004 et les demi-finales de la dernière Coupe du monde. Il est aujourd'hui en situation délicate. Mercredi soir, le président de la fédération portugaise, Gilberto Madail, a même quitté la tribune d'honneur à cinq bonnes minutes de la fin du match. Un mauvais signe ? Il est encore tôt pour le dire. Une chose est sûre, le sélectionneur a l'appui de certains anciens très influents. Notamment Luis Figo. Avant le nul face à l'Albanie, le joueur de l'Inter Milan avait tenu à calmer le jeu dans les colonnes du quotidien A Bola. "J'espère que Carlos Queiroz aura du succès, ce signifiera que le Portugal aussi. (...) Ce n'est jamais bon signe de discuter un sélectionneur au bout de trois matches." Ce n'est malheureusement pas le match de mercredi qui va changer la donne.




