Les hommes du sélectionneur Luiz Felipe Scolari n'ont certes pas toujours affiché la même maîtrise que le 7 juin face à la Turquie (2-0). Mais les Tchèques ont largement haussé leur niveau de jeu, par rapport à leur victoire poussive face à la Suisse (1-0) en match d'ouverture.
Longtemps gênés par l'organisation tactique des Tchèques, les Portugais ont fait la différence grâce à leurs individualités, notamment Cristiano Ronaldo, auteur d'un but et d'une passe décisive, et largement impliqué sur le premier but de son équipe.
Cette première réalisation est survenue dès la 8e minute. Le gardien tchèque Petr Cech contrait une combinaison brillante entre Nuno Gomes et Cristiano Ronaldo, mais Deco qui avait bien suivi plaçait, en deux temps, le ballon dans les filets.
Alertes et brillants en attaque, les Portugais ont semblé en revanche plus empruntés derrière. Et moins de dix minutes plus tard, Libor Sionko égalisait. Parvenant à se défaire du marquage de Petit aux six mètres, il trompait Ricardo d'une tête plongeante (1-1, 17e).
Le sélectionneur du Portugal, Scolari, avait pourtant prévenu ses joueurs à la veille du match: "Le point fort des Tchèques, c'est leur percussion sur les phases arrêtées". Le message du technicien brésilien n'était visiblement pas bien passé. Un signe, sans doute, que pour les Portugais quelques réglages semblent encore nécessaires pour justifier complètement le statut de favori du tournoi.
Mais au milieu de quelques hésitations de sa défense, le technicien brésilien a eu la confirmation qu'il possédait de véritables combattants. Car même lorsque le ballon circulait moins bien, les joueurs portugais ont affiché une volonté à déplacer les montagnes. A l'image de Cristiano Ronaldo.
A force de tentatives (25en 42e, 45e), la star de Manchester United a fini par trouver l'ouverture.
A l'heure de jeu, il a parfaitement profité à l'entrée de la surface d'un service de Deco pour armer une reprise sèche et précise que Petr Cech ne pouvait stopper (2-1, 63e). Avant d'offrir le troisième but à Quaresma dans le temps additionnel (3-1, 90+1).
Le Portugal tenait ainsi son deuxième succès de rang. Une victoire, quasiment synonyme de qualification pour les quarts de finale, accueillie avec soulagement par Scolari.
Le Brésilien voulait en effet éviter à tout prix de passer par un match décisif face à la Suisse dimanche à Bâle. Le Portugal jouera au contraire avec l'esprit dégagé.




